En Sens Asie Encens

IL ÉTAIT UNE FOIS UN RÊVE

IL ÉTAIT UNE FOIS UN RÊVE

Mon histoire avec l’Asie commence très tôt.

Je suis née en 1972. Mon papa, chercheur scientifique, doit nous emmener vivre au Vietnam, à Saïgon exactement. Nous sommes en 1973…

Voyage annulé, nous partons pour le Vénézuela. Mes premiers pas en Amérique du Sud. Au sens propre comme au figuré.

Quand je rentre en France, je marche pieds nus, parle espagnol et j’ai beaucoup de mal à porter des vêtements ! J’ai 4 ans.

Je grandis dans le sud de la France, entre Marseille et les Cévennes.

A l’âge de 10 ans, je fais une rencontre qui change ma vie : “L’Amant” de Marguerite Duras. Livre que je dévore, que je lis et relis sans cesse.

Je vois cette adolescente sur le Mékong, sur le bac qui fait la traversée, sur le paquebot qui la ramène en France. Cette enfant me parle tant, comme si je la connaissais. C’est une révélation  : un jour, j’irai au Vietnam.

Et, à l’adolescence, ma première déchirure : nous partons en région parisienne.

Même si la vie étudiante (en lettres modernes) peut être grisante, les sorties nombreuses, culturelles ou pas, je ne me fais  à la grisaille.

Pourtant, je vis de belles expériences professionnelles.

La première, chez un grossiste asiatique “ASIATIDES”. Je suis très heureuse. Le personnel est thaïlandais, je les “écoute” avidement.

Je passe mes weekends dans le quartier chinois, des heures chez  Tang Frères.

Je découvre d’autres Univers.

La deuxième belle expérience professionnelle est mon passage chez une créatrice de bijoux “CECILE ET JEANNE”, sous les arcades du viaduc des Arts. Elle me fait confiance et me donne de plus en plus de responsabilités. Je touche à la matière. Je répare les bijoux, je leur redonne vie.

Je commence mon éveil spirituel grâce à plusieurs rencontres. Je laisse émerger en moi cette connexion que j’aI avec les Anges, avec l’autre monde. Je me pose dix mille questions, sans avoir forcement de réponses. Ce questionnement, cette connexion deviennent essentiels pour moi.

Cette période est aussi celle des voyages.

Je fais la connaissance de chercheurs russes et me lie d’amitié avec eux.  Je vais en Russie trois années d’affilée. Lors de mon dernier séjour, le consulat me demande de rentrer en France à cause de la montée des conflits entre la Russie et la Tchétchénie. Je vois la mafia s’installer de plus en plus, je ne reconnais plus la Russie.

Mais j’ai pris goût aux voyages. Trois mois après, je découvre la Thaïlande.

Très belle, mais le côté un peu touristique “dépravé” ne me séduit pas, si ce n’est Mae Hong Son, dans le nord-ouest. Il y a des moines bouddhistes partout, la ville est orange, c’est d’une beauté et d’une sérénité remarquables.

L’année d’après, je le découvre enfin… le Vietnam !

Je pars sur les traces de Marguerite Duras. Et là, évidemment, je suis fascinée.

La baie de Halong, le Mékong (les larmes montent en moi), Saïgon, pardon Ho Chi Min Ville, et surtout Hôï An. Ses ruelles, son ambiance…

Puis, la Malaisie. Pas de coup de cœur, sauf pour les fonds marins.

J’ai 18 ans. Et une certitude : un jour, je vivrai en Asie et j’exporterai des meubles et des objets pour partager ma passion.

Déjà, comme un showroom, mon intérieur prend un air d’Asie.

En plus de la décoration, je m’intéresse à la mode. Je porte très naturellement le Ao Dai, tenue traditionnelle vietnamienne,  que j’ai fait fabriquer à Hôï An.

Je sais que la réincarnation existe mais je ne mets pas encore de sens concret à cela.

C’est ma vie, mes goûts, voilà tout.

Cette expérience s’arrête quand je rencontre le papa de mes enfants. Nous quittons la grisaille parisienne pour vivre en Guyane. Je retrouve l’Amérique du sud.

Petite anecdote. J’accepte la Guyane car je remarque qu’il y a beaucoup de Javanais, de Chinois, de Hmong… Et une succursale du supermarché Tang Frères !

Mes enfants naissent, je travaille d’arrache-pied dans la communication, puis l’immobilier. Je joue à fond mon rôle de femme parfaite, de maman parfaite, d’employée parfaite. On voyage en République Dominicaine, en Martinique, en Guadeloupe. On a “une vie parfaite”. Des enfants magnifiques. Une grande maison, de l’argent.

Mais la façade s'écroule. Séparation. Déchirures. Burn out.

Pour sauver ma peau et mon âme, je commence un travail personnel avec des professionnels (sophrologue, hypnothérapeute), j’identifie des blessures.

Et je décide de repartir en Asie.

Bali devient alors une évidence. Je n’ai jamais voulu y aller auparavant car je m’imaginais tomber sur des clichés touristiques, des voyages de noce. Mais à ce moment de ma vie, “quelque chose” m’y appelle.

Il faut que j’apprenne à vivre l’instant présent, que j’arrête ce processus destructeur de supposition, que je Vive tout simplement.

Je décide alors d’aller voir comment pousse un grain de riz.

C'est en juillet que tout change pour moi. Ubud...

Arrivée de nuit, épuisée, après presque trois jours de voyage.

Je suis éblouie, ébahie. J’erre dans les rues. Ma chambre, chez l’habitant, est adossée à une petite colline avec une rivière en contrebas.

Des bruits magiques, des lucioles comme des petites fées.

Dès le lendemain matin à l’aube,  je pars à la découverte de ce monde d’art, du Beau, des rizières.

Des femmes, des hommes en tenue traditionnelle qui font des offrandes, qui prient, qui ramassent les fleurs des frangipaniers au sol ou dans les arbres.

Je suis séduite, je suis émue.

Mais je n’oublie pas pourquoi je suis venue : arrêter de penser à des éventuels “après”, apprendre à vivre l’instant présent.

Je pars m’égarer dans les rizières. Je m’assoie et je regarde comment un grain de riz vit.

Et c’est magnifique !

Les carpes aussi, dans les fontaines m’apprennent beaucoup, “à ne plus rien faire, ne plus rien penser”.

Elles évoluent ainsi, inlassablement et leur myriade colorée suffit à  combler un cerveau épuisé par une vie inutilement trépidante.

Une fois que j’accepte ce nouvel état d’Etre, je me laisse emporter par l’énergie de Ubud.

Une énergie très forte, visible. Une énergie blanche qui émane des rues et me fait tituber.

Surtout dans une rue, Jalan Hanoman, à un endroit très précis, face à un temple.

J’apprends par la suite que cet endroit est le point précis de la naissance de ma source énergétique.

Je quitte Ubud en versant des larmes et je continue mon périple vers les îles Gili,  les rizières classées patrimoine de l’UNESCO, Jatiluwih.

Et là...Dans un petit warung proche de la plage, je le vois.
Je retrouve cette âme "de l'autre côté de la mer qui va changer toute mon existence ".
Nous nous reconnaissons immédiatement. Il parle français.
Nous nous comprenons, nous nous aimons.

C’est  par la suite que j’apprends que nous sommes des âmes sœurs, que nous nous connaissons depuis des vies et des vies. Dans celle-ci, son rôle est de me reconnecter avec ma Terre Energétique. Nous nous retrouverons dans une prochaine existence. C’est douloureux mais je reviens malgré tout souvent sur l’île des Dieux.
Il me fait découvrir son île merveilleuse, à la façon balinaise.
A chaque fois que je rentre dans mon pays, la Guyane, je suis perdue, en manque de cet homme mais aussi de Bali.

Je ramène les valises pleines de cadeaux pour mes amis.

Je continue mon travail d’agent immobilier mais la restructuration de l’agence dans laquelle je travaille depuis neuf ans ne me convient pas. Volonté d’être les plus forts, méthode américaine, concurrence entre les collègues. Bref, cela ne correspond pas à mes valeurs personnelles.

Je me laisse séduire par un autre employeur et cette collaboration tourne très rapidement au drame.

Des expériences tout à fait banales que rencontrent la plupart des gens à un moment de leur carrière.

Je reste prostrée chez moi pendant plusieurs mois, sans aucune solution envisageable sur mon avenir, entre ce besoin d’aller régulièrement à Bali et mes enfants, en Guyane, que j’aime au-delà de tout.

C’est à cette période que je commence à vivre quelques expériences que l’on peut qualifier de mystiques.

Jusqu'à un après-midi, où j'entends : "tu créeras une société d'import asiatique, tout en restant chez toi". Et le lendemain soir, j'entends une nouvelle fois : "cela s’appellera En Sens" !

Je sais que je ne suis pas folle car ma vie a déjà commencé à changer, à basculer dans une autre dimension de conscience.

Grâce à un hypnothérapeute très connu en Guyane, je vis des voyages astraux extraordinaires ; grâce à une médium canal, j’ai  des révélations ; grâce à une numérologue, également canal, j’ai une certitude. Elle me dit : “il est temps de créer une société qui a du Sens”.

Et de là tout commence.

Je retourne à Bali mais avec un numéro de siret en poche. Je fais quelques achats test auprès d’artistes que  j’ai sélectionné en amont et que je souhaite faire connaître.

J'ai donné naissance à En Sens... Pour Moi, Pour Vous, Pour L'Univers.

Grâce aux magnifiques rencontres que je fais à chaque rendez-vous, l’énergie d’amour monte.
Merci à vous tous de me suivre dans cette aventure.

Caroline

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6 thoughts on “IL ÉTAIT UNE FOIS UN RÊVE”

Pierre-Alexis DELAROCHE 8 mars 2019 at 20 h 38 min

Très belle histoire, émouvante, touchante et qui donne du courage et qui démontre qu’il ne faut jamais rien lâché dans la Vie . Le Plus Beau Reste à Venir …

Pierre-Alexis DELAROCHE 26 mars 2019 at 17 h 26 min

Bien sûr ! Tu es dans le bon Sens …

Des ´Amis’ m’ont dit il n’y a pa si longtemps que,
je cite : «Les chemins difficiles mènent souvent à de merveilleuses destinations»

Sophie973 13 septembre 2019 at 16 h 44 min

J’aime lire et relire ton histoire. Je la trouve si émouvante, si vraie… C’est toujours un plaisir de te lire Caroline. Surtout continue à nous faire rêver. J’avance en partie grâce à toi. Mille mercis.

    cl.ensens 14 septembre 2019 at 15 h 09 min

    Merci Sophie ! N’oublie pas, tu avances grâce à toi !
    Je vais continuer ma story. Je suis prise par le temps mais la découverte du Népal est très importante aussi. Je la compléterai peut-être à Bali …

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