En Sens Asie Encens

Son Désir Le Plus Profond

J’ai longtemps cru que son désir le plus profond était de jouir, d’avoir des orgasmes en cascades. Aussi, afin de me sentir pleinement homme, j’ai passé une grande partie de ma vie à chercher la recette parfaite pour y arriver. Avec le recul je vois à quel point j’avais besoin qu’elle me dise que j’étais à la hauteur…

Ce besoin d’être reconnu par elle, d’être confirmé dans ma virilité, m’a mené sur bien des sentiers de misère et souvent je me suis perdu dans ces impasses dénuées d’amour : addiction, compulsion, ivresse de la performance, sexualité mécanique (fantasmes, pornographie), … Par bonheur, mon corps et mon cœur connaissaient le bon chemin – celui qui a un cœur – et m’ont ramené vers toi, vers l’amour.

Là, dans le silence de mon cœur, j’ai fini par comprendre que ton désir le plus profond n’était pas de jouir à répétition. Non, en vérité, depuis toujours, tu me demandais en silence d’être là, infiniment présent, solide, sans armure, pour accueillir ton abandon le plus total, pour te voir toucher à toute l’étendue de ton pouvoir de femme, celui qui ne peut se dire en mot, celui de ton ventre à jamais sauvage, indompté !

Et pour t’abandonner à ce point, tu avais surtout besoin de te sentir en sécurité, d’avoir une confiance la plus totale en moi, l’homme qui était devant toi, l’homme qui était en toi. Et cette confiance, je le sais maintenant, devait être patiemment construite avec le temps, grâce à des actions authentiques, grâce à mon intégrité, à toutes ces qualités que j’avais enfant, quand je jouais au chevalier…

Aujourd’hui j’aimerais t’honorer femme, d’avoir eu le courage de nommer – sans me l’imposer – ce héros que tu voyais en moi. Merci d’avoir osé me défier et me dire que je valais mieux que ça, que j’avais une mission, une quête à accomplir dans la vie. Grâce à toi, j’ai touché à des parties de moi perdues dans l’obscurité sans lesquelles je n’étais que l’ombre de moi-même.

Pour être cet homme réunifié – celui que tu voyais, celui que tu attendais – j’ai eu à affronter mes peurs, mes émotions refoulées, à regarder en face mes ombres les plus noires pour enfin toucher à ma véritable puissance, celle qui rime avec présence, celle qui se conjugue avec douceur : délicieuse force tranquille…

Merci à toi mon adorée (((  )))
et merci à toutes les femmes qui osent encore rêver, contre vents et marées, de preux chevaliers, de troubadours, de ciels étoilés…

~Jean-Philippe Ruette
www.audeladesecrans.com

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